La création d’entreprise est un processus complexe au cours duquel le moindre choix influe sur l’état de la nouvelle société et sur sa possible évolution. Le choix du statut juridique, qui semble, au premier abord, n’être qu’une simple formalité, met déjà en avant des impératifs dont la start-up devra s’accommoder. La recherche d’un statut qui puisse offrir les meilleurs avantages tout en limitant les inconvénients est donc primordiale.

La SAS se présente comme une alternative intéressante et séduit les nouvelles entreprises qui souhaitent rester autonomes par rapport à la Société Anonyme. Cette forme juridique présente de sérieux atouts qui parleront à tout entrepreneur.

Un mode de fonctionnement personnalisable

Contrairement à d’autres statuts juridiques fermés et très codifiés, la création d’une Société par Actions Simplifiées n’impose aucune mode de fonctionnement particulier aux start-ups. Les associés n’ont aucune obligation par rapport au Code du Commerce, et peuvent de ce fait définir le mode de fonctionnement qu’ils trouvent le plus avantageux pour la nouvelle structure. L’entreprise garde ainsi une certaine souplesse qui peut être adaptée à son activité et aux préférences de ses administrateurs. Cette personnalisation repose généralement sur les attentes du public visé, et prend en compte la vitesse de développement de la société.

Une protection sociale pour le dirigeant

L’absence d’une couverture sociale pour les entrepreneurs est, jusqu’à présent, un des points faibles les plus significatifs de l’auto-entreprise. Sur ce site, nous pouvons constater qu’un statut de SAS permet de rectifier ce manquement en offrant une protection sociale au dirigeant d’une nouvelle entreprise. Cette protection repose sur le régime général, ce qui lui offre les avantages d’un salarié. Comme ce dernier, le dirigeant d’une SAS sera dans l’obligation de verser une cotisation. Celle-ci concerne aussi bien sa sécurité sociale que son plan d’épargne retraite. À la différence d’un salarié cependant, il ne peut jouir d’une allocation chômage.

Une possibilité de multiplier les associés

Les entrepreneurs savent que l’impossibilité d’intégrer des associés constitue le principal inconvénient de l’auto-entreprise. En optant pour le SAS, vous vous accordez la possibilité d’inclure plusieurs administrateurs. Le statut peut toutefois être adopté par un décisionnaire unique, accordant à la start-up le statut de SASU. Notez également que la constitution de l’entreprise ne nécessite pas l’intervention d’un commissaire aux comptes. Cette dérogation doit cependant respecter certaines conditions, concernant notamment le nombre minimum de salariés, le dépassement d’un montant minimal sur le bilan annuel, ou encore l’atteinte d’un chiffre d’affaire supérieure au barème de base.

Les apports financiers définissent la responsabilité

Le statut de SAS protège l’entrepreneur qui n’est pas dans l’obligation d’engager ses avoirs personnels en cas de coups durs. Cette particularité diffère de celle que comprend le statut d’auto-entrepreneur, et séduisent les nouvelles start-ups qui sont de plus en plus nombreuses à opter pour un régime moins codifié. Beaucoup moins réglementé que le SARL, la SAS n’engage donc que les biens et numéraires associés à l’activité de l’entreprise. Le choix du statut allège les pressions administratives et offre une malléabilité intéressante pour toute forme d’entreprise qui décide de migrer vers cette appellation.